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Stage week-end du 16 et 17 Novembre 2013.

10h / 17h. Tarif : 80 €. 10 personnes maximum.

Autour de l’oeuvre de B.M.Koltés.

Bernard-Marie Koltès est auteur dramatique. La plupart des ses pièces ont été montées par Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers de Nanterre.
 

« C’est Patrice Chéreau qui a fait connaître Bernard-Marie Koltès,. On découvre la musicalité rythmée d’une écriture en même temps fluide et complexe, qui laisse imaginer un physique d’aventurier. Mais jusque dans la maladie, Bernard-Marie Koltès a gardé la beauté de l’adolescence. Il venait de Metz, où il avait fait le conservatoire de musique, en passant par New-York, où il était arrivé en 1968, plongeant d’un coup dans un monde nouveau, intense, éclatant.
Entre-temps, il est passé aussi par Strasbourg, où il a vu Maria Casarès mise en scène par Jorge Lavelli dans Médée. À partir de là, il sait qu’il va écrire pour le théâtre. Il entre à l’école du TNS, dans la section des régisseurs. 
La rencontre avec Patrice Chéreau est fondamentale. Ce qui rapproche les deux hommes est peut-être leur sens de la solitude. Comme un secret qu’ils partageraient et qui échappe aux paroles. Bernard-Marie Koltès habite des appartements d’aspect banal, très bien rangés, dont il s’évade brusquement, pour s’en aller loin, ou simplement voir des films de karaté dans les cinémas de Barbès. 
Patrice Chéreau monte toutes les pièces de Koltès : Combat de nègres et de chiens, Quai Ouest. . Il se défend de décrire des milieux sordides "Mes racines, elles sont au point de jonction entre la langue française et le blues. ”
 À ce point de jonction est Dans la Solitude des champs de coton. Dans ce dialogue, ce double monologue croisé où la parole est une arme mortelle, l’écriture de Bernard-Marie Koltès atteint sa plénitude. 
Il se savait malade et voulait avant tout terminer sa dernière pièce, Roberto Zucco d’après l’histoire de cet homme, Roberto Succo (il a juste changé la première lettre du nom) qui, sans raison apparente, a tué ses parents, a été soigné, est sorti de l’hôpital, a vécu simplement, puis a recommencé à tuer, a été arrêté par hasard, s’est révolté, s’est suicidé... Bernard-Marie Koltès a peu écrit, il reste l’un des phares du théâtre contemporain. »


Seront abordées les pièces suivantes :

Dans la solitude des champs de coton. Sallinger. Quai Ouest. La nuit juste avant les forêts. Coco.

Stage week-end du 19 et 20 Octobre 2013.

CLÔTURE DE L’AMOUR DE PASCAL RAMBERT.

10h / 17h. Tarif : 80 €. 10 personnes maximum. Stage complet.

Ce qui était beau et émouvant va devenir laid et tendu méchant petit.

Ils y croyaient, ils y ont cru. L’amour fou, absolu, définitif. Mais c’est fini. Stan et Audrey se font face, se tiennent droits, en finissent. Clôture de l’amour, chant de la séparation, étend un dialogue de rupture. Deux artistes, dans une salle de répétitions aux néons crus, lancent et reçoivent les mots comme des projectiles. La diagonale est celle du fou, aux échecs. L’échec est flagrant, le champ de ruines infini. Corps en tension, sans merci ni négociation, Stan et Audrey rompent. Seul un chœur d’enfants suspend le procès. Un chœur vient chanter Happe de Bashung et disparaît. La parole change de camp, le poison se distille, chacun marque son territoire de la fin dans cette chambre des tortures. La partition, en deux temps, fait se débattre les êtres à l’intérieur d’eux-mêmes, et se répercuter les mots sur la peau. Tous impacts visibles, comme les chutes et les relèvements.

Stage intensif week end du 21 et 22 Septembre 2013.

Inscriptions à : infos@cours-theatre-marseille.fr

Autour de WAJDI MOUAWAD

Texte : " Rêves. "

10 personnes maximum. Tarif : 80 €. Stage complet.

Willem passe la nuit à écrire. Au bout de sa plume naît une série de personnages, créatures surgies des profondeurs de l’écrivain, autant de doubles de lui-même qui envahissent l’espace de son imaginaire. Sollicité par le désir d’un roman à venir - Architecture d’un marcheur, l’histoire d’un homme qui marche vers la mer -, Willem dialogue sans pitié avec ces êtres invisibles qui nourrissent ses colères et sa rage, ses doutes et ses angoisses de créateur.

STAGES ÉTE. JUILLET 2013. Samedi 6 Juillet et Dimanche 7 Juillet. et du Lundi 8 Juillet au jeudi 11 Juillet.

Les deux stages se déroulent en extérieur dans la pinède, Campagne Pastré. Co-voiturage organisé.

Stage week-end : Samedi 6 Juillet et Dimanche 7 Juillet.

Autour de TOM LANOYE et LAURENT GAUDÉ

Texte Tom Lanoye : " Sang et Roses."

Jeanne d’Arc, une simple petite paysanne, prétend avoir été envoyée par Dieu pour ‘bouter les Anglais hors de France’. Après quelques victoires spectaculaires, elle est faite prisonnière, soupçonnée de sorcellerie et conduite au bûcher. Après sa mort, Gilles de Rais, un des gentilshommes les plus riches de France et ancien compagnon d’armes de Jeanne, s’adonne à la magie et aux débordements sexuels. Il sera condamné pour sorcellerie, sodomie et le meurtre de dizaines de jeunes gens.

Texte Laurent Gaudé : " Les Sacrifiées."

Les Sacrifiées, c’est l’histoire de trois femmes : Raïssa, Léïla et Saïda plongées dans la tourmente. Chacune croit, à un moment donné, au bonheur. Et pour chacune, la promesse du bonheur est repoussée parce que l’Histoire fait irruption dans leur vie et saccage tout. Elles sont, sans cesse, dépossédées et contraintes au combat.

C’est bien de cela dont il est question. Faire entendre, sur un plateau de théâtre, à travers ces trois personnages, le cri de rage et de révolte de ces femmes.

Laurent Gaudé

10 personnes maximum. Tarif : 70 €. ( Stage complet. )



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Stage le Samedi 25 et le Dimanche 26 Mai.

Martin Crimp. Texte : " La Campagne "

10h / 17h. 10 personnes maximum. Tarif 80 €. Insriptions ouvertes. ( Stage complet.)

Martin Crimp dramaturge britannique né le 14 Février 1956 à dans le Kent.

Les pièces de Crimp traitent de la violence contemporaine avec cruauté et humour. Crimp « construit un théâtre de la violence et du deuil », et de manière expérimentale et radicale « un théâtre post-humain qui s’articule sur la construction de l’absence. »

Martin Crimp met en jeu le couple, en reprenant les motifs du drame conjugal et en cassant les codes psychologiques grâce à l’architecture de l’écriture. 
On assiste à un combat pour la défense de territoires intimes.
Ceux auxquels on estime avoir droit dans notre société,
 LE BONHEUR
. Un statut social, de l’argent, une belle maison,
la liberté, la connaissance, l’indépendance, la création, la jouissance.
 Comment faire pour l’obtenir, pour le conserver, jusqu’où peut-on aller ? 
Comment s’accommode t’on du pire en croyant l’atteindre ? Les 3 personnages utilisent les mêmes mots, parlent de la même façon, ont un vocabulaire récurrent, qui rythme les scènes.
Le vocabulaire est simple, répétitif, musical.
 Musicalité, fluidité, rapidité du texte, sont les exigences de jeu des acteurs.



Stage le Samedi 20 et le Dimanche 21 Avril.

10h / 17h.

10 personnes maximum.

Tarif 80 €. Insriptions ouvertes. ( Stage complet.)

Juste le fin du monde de Jean-Luc Lagarce

Dire avec une infinie précision Jean-Pierre Ryngaert

Dans un contexte de créations contemporaines où la fable - la structure narrative - tend à s’amenuiser, et où le message a complètement disparu, du moins dans sa version lourde et démonstrative, les textes de J.L Lagarce s’exposent à un malentendu. Assez souvent, ils racontent des histoires, et ces histoires fournissent des pistes de sens à l’interprétation.
Pourtant, et Juste la fin du monde en est un bon exemple, on aurait tort de s’en tenir là et de ne pas s’attacher au travail sur la langue, au tissage subtil du réseau énonciatif qui apparaît comme le véritable matériau dramatique et fait résonner l’étrangeté d’une parole créatrice de vertiges.
Juste la fin du monde se soumet bien à l’épreuve du résumé, qu’on peut esquisser par exemple comme ceci :
Un jeune homme revient chez lui, dans sa famille qu’il a quittée il y a longtemps, avec le projet de dire. Dire qu’il va mourir. Et il repart sans avoir rien dit d’autre que les choses ordinaires qu’on se dit dans les familles quand on ne sait pas quoi se dire.

Techniquement, cette fable-là comporterait très peu d’actions et beaucoup de discours. Or, si l’on s’en tient à la stricte définition de la fable, « la suite chronologique des événements accomplis », peu d’événements se produisent. Si le cadre narratif est effectivement balisé par l’arrivée et le départ de Louis, l’essentiel repose sur les échanges au sein du huis clos familial.

Stage le Samedi 23 Mars et Dimanche 24 Mars.
10h /17h
10 personnes maximum. ( Stage complet.)
Tarif : 80 €
Autour de Jean- Pierre Siméon

Textes : Stabat Mater Furiosa. Le Testament de Vanda.

Je rêve d’un texte qui règle son compte (non pas définitivement puisqu’on n’en finit jamais, du moins, radicalement) à l’homme de guerre, cet éternel masculin. Parole d’une femme, libérée autant qu’il se peut du dolorisme que lui assignent des conventions millénaires, parole dressée en invective brutale et sans rémission face à la merde (il faut ici un mot net et absolu) du meurtre perpétuel.

Stabat mater furiosa, donc, et non point dolorosa...

A d’autres le pathétique qui s’accommode de la fatalité. Je veux une parole comme l’effet d’une conscience excédée, noir précipité du malheur, de la raison et de la colère. Non pas un cri qui comble le silenœ sur les ruines mais qui accuse le vide. Seul l’excès d’une conscience à bout d’elle-même est à la mesure de ce défaut d’humanité qui depuis l’aube des temps donne lieu et emploi à la mâle ivresse de la tuerie. Je rêve d’une parole dont on ne se remet pas, non en raison de sa violence mais parce qu’elle porte en elle une évidence sans réplique.

Notre époque hâtive, volontiers étourdie par le prestige de l’événement, l’a oublié : il n’est pas de rencontre fertile hors de la confiance et de l’apprivoisement mutuel et cela ne se peut que dans la durée. Il s’agit donc qu’au théâtre le texte ne soit point l’otage de l’humeur d’un moment ou d’une intention particulière, mais l’effet patiemment accompli d’une communauté d’actes et de pensée.

Le Testament de Vanda :


Soit une histoire banale de notre temps : une femme avec son bébé dans un Centre de rétention. Elle a tout traversé : la guerre, l’amour perdu, le viol, les frontières interdites, l’errance, la misère, le rejet. Elle ne peut plus rien, ni le pas en arrière ni le pas en avant. Elle a décidé d’en finir puisqu’elle n’a plus lieu d’être. Son legs à l’enfant : sa disparition, l’absence définitive qui est effacement de trop de douleurs, d’humiliations, de trop de mémoire. L’histoire de Vanda c’est l’histoire de tous ces hommes-sans, sans patrie, sans papiers, sans logis, sans droits, sans avenir, ce peuple d’ombres effarées dont nos sociétés ne savent que faire.

Jean-Pierre Siméon.

Stage le Samedi 16 et le Dimanche 17 Février 2013.
10h / 17h.
Tarif : 80 €
10 personnes maximum. ( Stage complet )

Thème du stage :

Paroles d’hommes...aux hommes

Leur parole est assumée, elle les représente et les caractérise. Chacun d’entre eux se met à nu, exprimant sa condition d’homme à travers ses origines, ses désirs, ses constats,... Ils livrent en mots, leur rupture, leur contradiction, celle de l’individu. Chacun étant homme parmi les hommes.

Autour des textes de l’auteur : Remy Tenneroni.