Stage les 22 & 23 janvier autour de Raphaël Glucksmann : « Lettre à la génération qui va tout changer »

Où que vous tendiez l’oreille, vous entendez le chant lugubre des résignés et la complainte lancinante de l’impuissance.

La catastrophe climatique ? Inexorable !

L’extinction de la biodiversité ? Irrémédiable !

La globalisation financière, les délocalisations, l’explosion des inégalités ? Inéluctables !

Le déclin des démocraties, l’érosion des droits et la montée des haines ? Inévitables !

Partout on vous répète que c’est ainsi et que vous n’y pouvez rien.

C’est faux ! Rien n’est écrit, jamais, et vous pouvez ­inverser le cours des choses. Je vous ai vus à l’œuvre, de Lille à Marseille, en ­passant par Reims, Corbeil-Essonnes, Villeurbanne ou ­Clermont-Ferrand. J’ai vu en vous la spontanéité et la sève qui manquent tant à nos dirigeants. Votre irruption sur la scène politique va changer la donne. Vous allez faire mentir les fatalistes et les ­cyniques. Ne sous-estimez jamais votre pouvoir. Exercez-le, vous verrez.

Lien France culture Raphaël Glucksmann : lettre à la génération qui va tout changer https://www.franceculture.fr

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Stage les 18 et 19 Décembre 2021. Le Mythe de Sisyphe. Albert Camus.

Selon Camus, même si la vie est une aventure sans signification absolue, elle toujours vaut la peine. Comme il n’y a rien d’autre que la vie elle-même, la vie devrait être vécue à son maximum afin de comprendre la signification de l’existence. Dans un monde soudainement dépourvu de l’illusion et de lumière, l’homme se sent comme un étranger. L’homme est isolé de toute logique, sans explication de l’existence, ce qui provoque chez lui une “angoisse existentielle” Comment peut-on exister sans utilité ou signification? Comment peut-on créer du sens? Le Mythe de Sisyphe répond cette question en utilisant le célèbre mythe. Considérant le sort de Sisyphe, condamné à pousser une pierre au sommet d’une montagne, laquelle retombe à chaque fois. Camus affirme qu’il est facile de déclarer son existence absurde et sans espoir. Il serait facile de croire Sisyphe pourrait préférer la mort. Or, Camus tente une autre analyse de ce mythe.La solution de Camus consiste à vivre l’absurde, ce qui signifie une absence totale d’espoir (qui n’est pas la même chose que le désespoir), une réflexion permanente (ce qui n’est pas la même chose que le renoncement), et une insatisfaction consciente (ce qui n’est pas la même chose que l’anxiété juvénile).Camus et le héros absurdePour Camus, Sisyphe est le héros ultime de l’absurde. Il a été condamné pour avoir défié les dieux et combattu la mort. Les dieux ont pensé qu’ils avaient trouvé une forme parfaite de torture pour Sisyphe, qui attendrait l’impossible, que la pierre reste au sommet de la montagne. Les dieux pensaient générer une frustration permanente, fondé sur l’espoir sans cesse renouvelé de Sisyphe.Pourtant, défiant à nouveau les dieux, Sisyphe est sans espoir. Il abandonne toute illusion de réussite. C’est à ce moment de désillusion que Camus considère Sisyphe comme un héros. Sisyphe commence à voir sa capacité à continuer, encore et encore, à supporter le châtiment, comme une forme de victoire.La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir le cœur d’un homme. Nous devons imaginer Sisyphe heureux, heureux d’accomplir son devoir d’homme, celle de continuer à vivre malgré l’absence de sens du monde.Plus tard, Camus appellera à la révolte contre l’ordre métaphysique du monde.

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AUDITIONS

Suite à la réunion d’informations du 18 Juin, les auditions pour rejoindre notre école auront lieu le Samedi 4 Septembre 2021 à partir de 14h au 19 Quai de Rive neuve.

Il faudra choisir un monologue ou une scène dialoguée (du répertoire classique ou contemporain) de 2 minutes maximum. 

Des élèves vous donneront la réplique si nécessaire.

Cette audition nous permettra de vous diriger dans le cours qui vous conviendra le mieux.

Stage les 12 & 13 juin « CONNEXION » de Kae Tempest

« Quand la connexion s’établit, tout est relié et converge vers un moment d’émotion partagée, vers une affinité créatrice qui arrime chaque personne à un présent vécu comme une expérience collective. »

Printemps 2020 : alors que la crise du Covid-19 impose au monde de se calfeutrer et prive de scène des milliers d’artistes, Kae Tempest nous livre une réflexion toute personnelle sur la créativité et ce qui la nourrit. À l’heure où les réseaux sociaux nous poussent à la représentation perpétuelle, où l’apathie nous gagne au point de nous faire oublier qui nous sommes, Tempest crie l’urgence de nous reconnecter. À nous-mêmes, aux autres, à la réalité, pour que jaillisse l’étincelle vitale de la création. On retrouve dans ce texte tout ce qui fait sa force : une voix qui porte, cogne parfois, et une grâce hors du temps.

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Réunion d’informations le 18 JUIN 2021

INSCRIPTIONS


Une réunion d’informations pour les inscriptions de l’année 2021/2022 aura lieu le Vendredi 18 Juin 2021 à 19h30 au 19 Quai de Rive Neuve, Porte C, 1er étage.

Des renseignements seront communiqués sur la philosophie de l’école, le contenu des cours, les jours, horaires et tarifs. Nous répondrons également à toutes vos questions.
Il existe 5 niveaux dans l’école, chacun comprenant  12 élèves au maximum:

  • Classe Ados
  • Classe débutants
  • Classe intermédiaires
  • Classe préparation aux concours
  • Classe Pro

L’intégration de la classe Pro se fait uniquement sur audition. Nous portons un grand intérêt à la motivation et à l’état d’esprit de l’élève. 

Afin d’organiser au mieux cette réunion, nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence aussitôt que possible.

Pour les inscriptions, veuillez télécharger la fiche d’inscription en cliquant sur le lien ci-dessous: https://courstheatremarseille.files.wordpress.com/2018/10/fiche_inscription.docx

Stage les 16 et 17 Janvier 2021 autour d’Anton Tchekhov

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Les trois Soeurs.

« Oui. On nous oubliera. C’est notre destin, rien à faire. Ce qui nous semble grave, important, très sérieux – le temps venu, sera oublié, ça n’aura plus la moindre gravité »

« PLATONOV : Quel Dieu sers-tu, espèce de je-ne-sais-quoi ? Quel homme es-tu ? Non, nous ne ferons rien de bon, nous autres ! Rien de rien !

TRILETSKI : Écoute, Mikhaïl Vassilitch, qui t’a donné le droit de fouiller dans le cœur des gens avec tes grosses pattes froides ? Ton manque de savoir-vivre passe l’entendement !

PLATONOV : La vermine du monde, voilà ce que nous serons ! Nous sommes des gens perdus ! Nous ne valons pas la corde pour nous pendre ! Personne sur qui pouvoir poser les yeux ! Tout est hideux, souillé, usé jusqu’à la trame… Pars d’ici, Nikolaï ! Va-t’en !

TRILETSKI : Tu pleures ? »

Stage les 12 & 13 décembre autour de Kristian Lupa « Utopia. Les acteurs et leur rêve »

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Utopia donne à lire et à comprendre les choix du metteur en scène polonais Krystian Lupa. Ses mises en scène ont apporté une nouvelle appréhension de l’espace, de la direction d’acteurs et une rythmique du temps théâtral différente. Il transmet dans cet essai, composé d’extraits de son journal, les éléments constitutifs de son travail et de sa pensée. Il explicite notamment la notion d’« installation secrète » de l’acteur, de « bonheur créatif » et de « paysage intérieur ». Lupa, pour qui le théâtre est un « laboratoire des expressions humaines », revient sur sa relation avec les comédiens et sur leurs difficultés, parfois, à saisir totalement le désir du personnage. Il met également en lumière l’un de ses axes de travail : l’impératif de construire un lien physiologique, physique et psychique plus fort avec le spectateur.

Stage les 21 & 22 novembre 2020 Trust/Shakespeare/Alléluia de Dieudonné Niangouna

REPORTÉ A UNE DATE ULTÉRIEURE

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C’est le pays de la galère mais on n’en parle pas, on n’en parle jamais. Ça ne s’entend pas. À l’aide ! L’ascenseur est en panne. À l’aide, l’ascenseur est en panne ! Plus personne n’ira au ciel ! Je ne suis qu’un roi défait‚ à qui vais-je m’adresser ?

De Hamlet à Ophélia, en passant par Macbeth, Othello, Richard III, le Roi Lear, Roméo et Juliette, la Mégère apprivoisée, Titus Andronicus, Antoine et Cléopâtre et les personnages de La Tempête et de La Nuit des rois, Dieudonné Niangouna ouvre une large parenthèse conduite par Puck (Le Songe d’une nuit d’été). Avec l’exigence d’une langue théâtralement poétique et sans fuir la complexité des situations qu’elle trahit il va permettre à ses personnages de sentir ce qu’il y a de plus profond dans la matière humaine.

La proposition est large. Elle consiste à convoquer tous les personnages phares du théâtre shakespearien et à les placer dans des contextes inédits censés éclairer le monde d’aujourd’hui. Ainsi, le roi Lear en simple caleçon et manteau sale, le visage recouvert d’un maquillage bleu, apparaît comme un clochard faisant la manche dans le métro sous les regards indifférents d’une foule robotisée. Avant lui, c’est Puck qui ouvre le bal sous les traits d’une bacchante noire, en haillons, jambes nues et longues tresses brunes. Elle bondit dans la nuit noire et réveille, de sa parole volubile, les êtres dormant comme des gisants. Suivront Hamlet, défoncé et dégingandé, qui s’est échappé de l’asile, Richard III, Juliette, Ophélie… Macbeth est sur la cuvette des toilettes, Prospero bouffe des chips avachi devant la télévision et Othello siffle des litres de bières en canettes. Claudius chante du Claude François en se fouettant les fesses avec une feuille d’arbre exotique. Niangouna prend un malin plaisir à jouer le jeu de la distanciation et de la désacralisation. Ses réécritures prolixes mais inégales finissent par paraître bien anecdotiques.